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SOUDAN
Situé au nord-est de l'Afrique, à la charnière des mondes arabo-musulman et africain, le Soudan est le plus vaste des pays du continent africain avec 2,5 millions de km², ce qui en fait un pays 4,5 fois plus grand que la France, 82 fois plus vaste que la Belgique et presque aussi étendu que toute l’Union européenne. En Afrique, l'Algérie couvre une superficie de 2,3 millions de km², le Congo-Kinshasa, 2,3 millions de km², la Libye, 1,7 million de km².
Le Soudan est limité au nord par l'Égypte, au nord-ouest par la Libye, à l'ouest par le Tchad et la République centrafricaine, au sud par le Congo-Kinshasa, l'Ouganda et le Kenya, à l'est par l'Éthiopie et l'Érythrée (voir la carte du pays). Le Soudan possède une seule frontière naturelle: la mer Rouge, sur une longueur d’environ 700 km au nord-est.
Le Soudan est une république de type présidentiel. Le président est Omar el-Béchir. El-Béchir et son parti contrôlent le pays depuis le coup d'État militaire du 30 juin 1989. De 1983 à 1997, le pays était divisé en cinq régions au nord et trois au sud, chacune dirigée par un gouverneur militaire. Les parlements régionaux ont été suspendus après le coup d'État militaire du 6 avril 1985. Le Conseil révolutionnaire a été aboli en 1996 et le Front national islamique au pouvoir a pris le nom de Congrès national. Après 1997, les structures administratives régionales ont été réformées vers un système de 26 États. Les membres des exécutifs régionaux sont nommés par le président. Le budget des États est entièrement dépendant du pouvoir central de Khartoum.
La République du Soudan abrite plus de cinq cents peuplades ou tribus appartenant à plus de cinquante ethnies différentes. Le nord et l'ouest du pays sont majoritairement peuplés d'Arabes (environ 50%), de Nubiens, de Fours, de Noubas et Koushites. Dans le sud dominent les ethnies africaines dont les Azandès et Lwos (ou Luos)d'origine nilotique, à la frontière congolaise.
Si les ethnies du Nord et du Sud sont fort différentes sur le plan culturel, elles présentent de nombreuses ressemblances physiques dues aux nombreux métissages entre Arabes et Africains dans le passé.
DEVELOPPEMENT-DURABLE
20 juillet 1969 : l’homme se pose sur la lune et prend conscience que la planète bleue est une minuscule oasis fragile, perdu dans l’immensité de l’univers. À l’époque, seulement 3,5 milliards d’être humains vivaient sur la Terre. Aujourd’hui, nous sommes 6,2 milliards... une augmentation de 79 % en seulement 33 ans !
Et si l’on en croit les données démographiques, il y a de fortes chances pour que la Terre soit peuplée de 10 milliards d’êtres humains avant le milieu du siècle.
Quatre milliards de bouches supplémentaires à nourrir, dont la plupart se trouveront sans doute dans les mégalopoles du Tiers-Monde. Quatre milliards d’hommes qu’il faudra loger, chauffer, éclairer alors que 800 millions de personnes souffrent toujours de faim à l’heure actuelle, qu’un milliard et demi n’ont pas accès à l’eau potable et deux milliards ne sont pas raccordés aux réseaux d’électricité !
Or, en 2050, si chaque habitant des pays en développement consomment autant d’énergie qu’un Japonais en 1973, la consommation mondiale d’énergie sera multipliée par quatre !
Certes, en l’espace de seulement un demi-siècle, le niveau de vie d’une partie de l’humanité a plus évolué que pendant deux millénaires. Mais en contrepartie, les catastrophes industrielles n’ont cessé de se multiplier : Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez pour ne citer que les plus graves. Sans oublier les dégâts écologiques inquiétants : pollution de l’air et de l’eau, disparitions des espèces animales et végétales, déforestation massive, désertification....
D’où ces questions fondamentales : Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ? Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ? Comment donner un minimum de richesses à ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants encore démunies à l’heure où la planète semble déjà asphyxiée par le prélèvement effréné de ses ressources naturelles ? Et surtout, comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?
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