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RWANDA
Le Rwanda (écrit Ruanda en français avant 1970), surnommé le pays des mille collines, est un pays d'Afrique centrale. Il partage des frontières avec, au nord, l'Ouganda, à l'est, la Tanzanie, au sud, le Burundi, et à l'ouest, la République démocratique du Congo. Sa capitale Kigali est située au centre du pays. Les Rwandais – habitants du Rwanda – parlent le kinyarwanda, et vivent dans les collines qui constituent la localisation de référence des habitats. Le pays est l'un des plus densément peuplés au monde. Le Rwanda est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l'Union africaine (UA) et, depuis juin 2007, de la Communauté d'Afrique de l'Est.
Avant le génocide de 1994, la densité de sa population était l'une des plus fortes d'Afrique, avec 301 habitants au kilomètre carré (1991). La plupart des Rwandais — les Banyarwanda: les «enfants du Rwanda» — vivaient en zone rurale dans des fermes individuelles dispersées dans les collines; le taux d'urbanisation était l'un des plus faibles du monde (5 %). Aujourd'hui, les campagnes sont désertées et la capitale, Kigali, est passée de 250 000 à 500 000 habitants (1999).
En 1996, la population du Rwanda était estimée à 7,7 millions d'habitants contre près de huit millions lors du recensement de 1991. Entre 1993 et 1994, la guerre civile a fait environ 800 000 morts et jeté hors des frontières deux millions de réfugiés (principalement au Congo-Kinshasa et en Tanzanie). On décompte également trois millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays.
L'économie du Rwanda est principalement marquée par sa forte dépendance de l'agriculture (40% du PIB), une croissance annuelle de plus de 6 %, un développement des services, une faible industrialisation et une très forte densité démographique (>300 hab./km²). L'inflation est d'environ 4 %, et, si le PIB par habitant est d'environ 200 € par an, le PIB-PPA annuel (pondéré par le pouvoir d'achat) moyen par habitant est de 945 dollars. Son indice de développement humain est de l'ordre de 0,40 en 2002, c’est-à-dire dans la moyenne des pays voisins.
Le Rwanda ne dispose pas de richesses minières, mis à part un peu de coltan. Hormis la question de l'eau courante qui manque à beaucoup, l'un des problèmes majeurs du Rwanda est celui de l'énergie. En 2005 moins de 4 % des Rwandais sont branchés au réseau d'électricité, et ce réseau est loin de couvrir les besoins de ses abonnés qui subissent de fréquentes et longues coupures. Les possibilités de développement local de la production d'énergie sont subordonnées à des accords avec les pays voisins, dans une région marquée par une grande instabilité politique qui plombe les projets possibles.
Depuis la colonisation, les vêtements occidentaux se sont répandus mais le pagne en coton reste un lien très important pour les femmes entre la tradition et la modernité. La médecine rwandaise basée sur les plantes est toujours vivante, malgré l'intégration de la médecine occidentale.
La population est regroupée en clans familiaux et répartie, sur un autre plan, en 3 composantes (ou ethnies, selon une acception popularisée) : Hutu, Tutsi, et Twa. Un recensement de 1996 faisait également état de plusieurs minorités: les Banyenkombo (environ 57 000 individus), les Bagogwe (500 à 1500 personnes) et les Banyambo (environ 400 individus).
La culture traditionnelle rwandaise a été fortement marquée par la colonisation allemande puis belge (1894-1961), les Églises chrétiennes (90% des rwandais sont chrétiens) et par le génocide de 1994.
DEVELOPPEMENT-DURABLE
20 juillet 1969 : l’homme se pose sur la lune et prend conscience que la planète bleue est une minuscule oasis fragile, perdu dans l’immensité de l’univers. À l’époque, seulement 3,5 milliards d’être humains vivaient sur la Terre. Aujourd’hui, nous sommes 6,2 milliards... une augmentation de 79 % en seulement 33 ans !
Et si l’on en croit les données démographiques, il y a de fortes chances pour que la Terre soit peuplée de 10 milliards d’êtres humains avant le milieu du siècle.
Quatre milliards de bouches supplémentaires à nourrir, dont la plupart se trouveront sans doute dans les mégalopoles du Tiers-Monde. Quatre milliards d’hommes qu’il faudra loger, chauffer, éclairer alors que 800 millions de personnes souffrent toujours de faim à l’heure actuelle, qu’un milliard et demi n’ont pas accès à l’eau potable et deux milliards ne sont pas raccordés aux réseaux d’électricité !
Or, en 2050, si chaque habitant des pays en développement consomment autant d’énergie qu’un Japonais en 1973, la consommation mondiale d’énergie sera multipliée par quatre !
Certes, en l’espace de seulement un demi-siècle, le niveau de vie d’une partie de l’humanité a plus évolué que pendant deux millénaires. Mais en contrepartie, les catastrophes industrielles n’ont cessé de se multiplier : Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez pour ne citer que les plus graves. Sans oublier les dégâts écologiques inquiétants : pollution de l’air et de l’eau, disparitions des espèces animales et végétales, déforestation massive, désertification....
D’où ces questions fondamentales : Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ? Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ? Comment donner un minimum de richesses à ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants encore démunies à l’heure où la planète semble déjà asphyxiée par le prélèvement effréné de ses ressources naturelles ? Et surtout, comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?
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