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BURUNDI_DEVELOPEMENT DURABLE

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BURUNDI
Le Burundi (officiellement la république du Burundi) est un pays de hauts plateaux d'Afrique centrale situé sur la ligne de séparation des eaux du Congo et du Nil, au coeur de la région des Grands Lacs. De tous les pays voisins, c’est le Rwanda qui demeure le plus proche du Burundi, car ces deux pays partagent des identités géographiques, humaines et historiques, sans compter de nombreux particularismes linguistiques provenant d'une situation similaire avec les langues locales. Rappelons aussi que le Burundi, le Rwanda et le Congo-Kinshasa sont d’anciennes colonies belges.
Le pays est borné à l'ouest par le lac Tanganyika et, à l’exception du petit Rwanda (au nord) qui n’a que 26 000 km², le Burundi est entouré de pays immenses dont la Tanzanie (à l’est et au sud-est) avec ses 941 550 km², et surtout à l’ouest par le Congo-Kinshasa avec 2 345 410 km².
D'ailleurs, le premier évêque africain du pays voisin, le Rwanda, Mgr Bigirumwami, disait à propos de la superficie de son pays encore plus petit que le Burundi: «Quand on pose le doigt sur une carte de l'Afrique pour indiquer le Rwanda, on le cache.» Il en est de même pour le Burundi.
En 1997, la population du Burundi était estimée à 6,1 millions d’habitants. Les Hutus représentaient 85 % de la population, les Tutsis, 14 %, et les Twas (pygmées), 1 %. Tous les Burundais d’origine, quelle que soit leur ethnie (hutue, tutsie ou twa), parlent la même langue, soit le kirundi, une langue bantoue. Certaines théories sur l’immigration laisseraient croire que le kirundi aurait été transmis par les Hutus, alors que les Tutsis auraient perdu leur langue ancestrale depuis plusieurs siècles; dès lors, on peut s’interroger sur le fait que l’envahisseur tutsi n’aie pas cherché à imposer sa langue au lieu de l’«oublier»
Le Burundi est une république multi-partite à régime présidentiel où le Président occupe les charges de chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que les deux chambres du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) partagent le pouvoir législatif avec le gouvernement.
Réconciliation nationale
Le 14 mars 2006, la ministre burundaise de la Justice, Clotilde Niragira, annonce la libération d’un dernier groupe de 1 864 prisonniers dits politiques, essentiellement des Hutus accusés de massacres de Tutsis, indiquant que « La Commission chargée d’identifier les prisonniers politiques a terminé son travail ». Ces nouvelles libérations portent à 3 299 le nombre de détenus libérés depuis janvier dans le cadre de la politique de réconciliation nationale.
DEVELOPEMENT DURABLE
Ce concept est au cœur d’un nouveau projet de société permettant de remédier aux excès et aux dysfonctionnements d’un mode de développement dont les limites ont été fortement dénoncées dès le début des années 1970. Les effets de l’industrialisation (production de déchets en masse, pollutions, etc.) apparaissent alors et la désertification, la déforestation, le “trou” dans la couche d’ozone constituent, une décennie plus tard, de nouvelles sources d’inquiétude, bientôt suivies par l’érosion de la biodiversité et le réchauffement climatique.
Dans le même temps, on constate que les politiques économiques de la seconde moitié du XXe siècle n’ont guère amélioré la situation des plus pauvres. Les inégalités se sont même creusées, ce qui pose la question de la croissance et du développement.
Popularisé par le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, le développement durable s’est affirmé comme un concept à la mode. En France, il a acquis une place importante, dont témoignent l’instauration d’un ministère de l’Ecologie et du Développement durable, ainsi que la participation active du président de la République au Sommet de Johannesburg en 2002.
Nettoyage des plages après le naufrage de l’Erika en décembre 1999
Nettoyage des plages de Loire Atlantique après le naufrage de l’Erika en décembre 1999.
© La Documentation française. Photo : Alain Le Bacquer
Le développement durable est désormais une préoccupation des Etats, des régions et des communes, il entre aussi dans les stratégies des sociétés industrielles et des acteurs du secteur tertiaire.
La notion est également devenue objet d’enseignement, de l’école primaire au lycée. Les médias s'en sont emparés, les publications sur le sujet sont nombreuses, émanant d’économistes, d’urbanistes, de politistes, de juristes, d’aménageurs ou de géographes.
Le développement durable, qui se veut une nouvelle manière de penser le monde et de le “gérer”, qui tente d’apporter des réponses aux inquiétudes relatives à la planète, renvoie en réalité à de très nombreuses questions. Néanmoins, en dépit du flou conceptuel et politique qui entoure cette notion, en dépit des doutes sur les instruments à adopter pour sa mise en pratique, de la difficulté d’articulation et de définition des échelles pertinentes à sa mise en œuvre, malgré la multitude d’acteurs et la prégnance des conflits qui caractérisent leurs relations, le développement durable a acquis une dimension mondiale dont il est nécessaire de souligner l’intérêt comme les contradictions ».
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