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Georges Pompidou

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Georges Jean Raymond Pompidou, Président de la République Française, habituellement désigné sous le nom de Georges Pompidou, né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal), mort le 2 avril 1974 à Paris.
En juillet 1999, a été inauguré par Madame Georges Pompidou, en présence de M. Giscard d'Estaing, le musée que son village natal conserve à la mémoire du Président.
Installé dans une maison située au centre du village, en face de la maison natale, ce musée évoque en premier lieu les rapports de Georges Pompidou et du Cantal. Le visiteur est invité à un parcours que jalonne une très vivante collection de photographies prises au cours de voyages officiels ou de campagnes électorales. D'une façon plus générale, une dizaine de vitrines exposent des souvenirs d'une famille typiquement auvergnate, des objets liés aux fonctions exercées par l'homme politique, ainsi que plusieurs œuvres d'art, notamment l'original du portrait connu, œuvre de Vasarély. En fin de visite, un film rassemble des extraits choisis de discours ou déclarations du Président.
Cet ensemble, d'une présentation résolument moderne, constitue à la fois une évocation d'histoire contemporaine pour les adultes et les plus jeunes, une leçon d'éducation civique.
Plusieurs milliers de personnes ont déjà fait halte au musée de Montboudif. Il est géré par la municipalité du village avec le concours de l'"Association cantalienne Georges Pompidou" sœur cadette de l'association nationale - que préside le docteur Pierre Raynal, successeur du Président au siège de député de Saint-Flour.
Fils de parents tous deux enseignants, il fait khâgne au Lycée Louis-le-Grand aux côtés de Léopold Sédar Senghor et d'Aimé Césaire. Il est reçu à l'École normale supérieure (1931), passe l'agrégation de lettres (1934) et commence une carrière de professeur. Il enseigne d'abord à Marseille, puis à Paris (au lycée Henri IV).
En 1935, il épouse Claude Cahour. Ils ont un fils adoptif, Alain Pompidou (né en 1942).
Après la Libération, il devient maître des requêtes au Conseil d'État, puis directeur du commissariat au Tourisme (1946-1949). Entre 1954 et 1958, il travaille à la banque Rothschild. Lors du retour au pouvoir du Général de Gaulle, en 1958, il devient son directeur de cabinet.
Pendant les événements de mai 1968, il comprend que les émeutiers se sont discrédités par leurs excès et qu’il faut dissoudre l’Assemblée, décision que beaucoup jugent suicidaire dans l’entourage du Général de Gaulle, lequel souhaite un référendum. De mauvaise grâce il finit par se rallier aux conseils de Pompidou et les élections qui s’ensuivent sont un triomphe pour l’UDR (Union pour la Défense de la République) qui rassemble l’ancienne UNR (devenue entre temps UD-Ve) et quelques ralliés. La gauche est décapitée, nombre de ses leaders ne sont pas réélus, en particulier Pierre Mendès-France. Mais de Gaulle, irrité d’avoir eu tort contre son Premier Ministre le contraint à présenter sa démission le 13 juillet et le remplace par Maurice Couve de Murville, en le plaçant, d'une façon qu'il croit ironique, en réserve de la République.
Lors d'une visite à Rome, un journaliste lui demande s'il pense avoir un avenir politique. Il répond : « Je ne pense pas avoir d'avenir politique; j'ai un passé politique; j'aurai peut-être un jour, si Dieu le veut, un destin national ». Cette déclaration lui vaut une remontrance officielle de l'Elysée, qui la déclare prématurée.
Elle prend tournure pourtant quelques mois plus tard : le 15 juin 1969, Georges Pompidou est élu Président de la République avec 58,22 % des voix.
Georges Pompidou est l'auteur d'une anthologie de la poésie française, qui a été republiée de son vivant en édition de poche.
Dans les derniers mois de sa vie, son cancer (maladie de Waldenstrom) et les corticoïdes déforment son visage, mais la déclaration officielle est qu'il est victime d'une simple grippe. On annonce le 2 avril 1974 sa mort dans son studio de l'île Saint-Louis. Un candidat aux précédentes présidentielles se déclare scandalisé du secret tenu autour de sa maladie, et fait état de son indignation devant la presse : il se nomme François Mitterrand
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